Oreiller d'herbe

Oreiller d'herbe

par Natsume Sōseki

Quitter le monde des sentiments humains, réfléchir à la genèse de l'art entre sentiers de montagne et sources thermales

Oreiller d'herbe (Kusamakura) se déploie à travers le regard d'un peintre voyageur. Bien que l'intrigue semble ténue, le récit est riche de réflexions sur l'art, la distance émotionnelle, la nature, l'image de la femme et la vie moderne. Sōseki y propose le concept de « non-humanité » (hininjō), une manière de voir qui permet à l'artiste de s'extraire temporairement des intérêts mondains pour contempler la vie comme s'il admirait un tableau.

Natsume Sōseki, de son vrai nom Natsume Kinnosuke, est né à Edo en 1867. Diplômé du département de littérature anglaise de l'Université impériale de Tokyo, il a étudié en Angleterre. À son retour, il enseigne avant de devenir célèbre en 1905 avec Je suis un chat. En 1907, il rejoint le journal Asahi Shimbun en tant qu'écrivain professionnel et signe les œuvres fondamentales de la littérature japonaise moderne telles que Sanshirō, Sorekara, La Porte et Le Pauvre Cœur des hommes. Il meurt en 1916 d'un ulcère à l'estomac.

Oreiller d'herbe témoigne de la quête de Sōseki pour trouver la place de l'art entre le traumatisme de son séjour en Angleterre, la pression de la modernisation et le fossé entre les esthétiques orientale et occidentale. Par analogie moderne, ce n'est pas un roman à l'intrigue forte, mais une œuvre proche du rythme des récits de jeunesse de Haruki Murakami mêlant voyage, solitude et pensée abstraite, tout en pouvant être mise en parallèle avec la contemplation esthétique de Yasunari Kawabata.

Éditeur
BookAI
Publié
2026-08-25

Miva, la prochaine façon de lire après le livre audio

Écoutez comme un livre audio, puis posez toutes vos questions, à tout moment.

Écouter le récit de Miva

Miva ne se contente pas de raconter. Miva continue à expliquer selon vos questions.